Quelles références sont visées par cette procédure ?
La liste officielle réunit quatorze codes-barres associés à des préparations différentes. Elle comprend notamment le pâté de caille au Sauternes (GTIN 3760148070224), le pâté au foie gras à 20 % (3760148070194), la caille fourrée au foie gras (3760148070071) et le magret fourré au foie gras (3760148070392). Ces références ne possèdent ni les mêmes caractéristiques ni nécessairement les mêmes dates de durabilité minimale.
Le rappel vise aussi le jambonneau de 180 g (3760148070248), le jambonneau de 360 g (3760148070255), le confit de canard six cuisses (3760148070309), le pâté de foie de canard à 50 % de foie gras (3760148070200), la galantine de dinde à 20 % de bloc de foie gras (3760148070170), la mousse aux morilles (3760148070149), la mousse de foie de canard à 50 % (3760148070132), la galantine de châtaigne à 20 % (3760148070156) et deux pâtés de campagne, de 190 g (3760148070231) et de 180 g (3760148070057).
La mention « tous les lots » apparaît pour chacune des quatorze références listées, mais les intervalles de DDM varient selon le produit. Le pâté de caille au Sauternes est ainsi associé aux dates comprises entre le 9 mai 2026 et le 30 mars 2030, tandis que le pâté de campagne de 190 g va du 8 mars 2026 au 15 septembre 2029. L’identification doit réunir le code-barres, la dénomination et la plage de DDM publiée pour la référence concernée.
Des produits pouvant être conservés longtemps
La commercialisation déclarée s’étend du 1er mai 2022 au 11 octobre 2026. Les produits sont destinés à une conservation à température ambiante avant ouverture et ont circulé en France entière, auprès de professionnels et de points de vente mentionnés dans une liste jointe à la fiche. Un pot ou une boîte acheté depuis longtemps peut donc encore se trouver dans un placard.
La Drosera Gourmande a déjà fait l’objet d’une alerte portant sur une terrine de châtaigne et un lot précisément identifié. L’opération d’octobre est distincte : elle couvre une liste beaucoup plus large de préparations avec leurs propres codes-barres et périodes de durabilité.
Les conserves sont appréciées pour leur longue durée de stockage. Cette qualité repose toutefois sur une fabrication maîtrisée et sur le respect des traitements thermiques adaptés au produit. Une anomalie de stérilisation peut justifier un retrait même lorsqu’aucune altération visible du récipient n’est constatée.
Pourquoi le fabricant rappelle ces conserves
La fiche indique comme motif des « valeurs stérilisatrices non validées ». Elle classe le risque dans la catégorie des autres contaminants biologiques, sans nommer une bactérie particulière. Le consommateur ne doit donc pas chercher un signe de contamination ou une odeur suspecte pour décider de conserver la boîte : l’instruction officielle est de ne plus la consommer lorsqu’elle correspond aux références rappelées.
Cette logique rappelle le retrait de pois chiches en bocal pour défaut de stérilisation, même si les entreprises, les aliments et les codes-barres ne sont pas les mêmes. Dans les deux cas, c’est la maîtrise du traitement de conservation qui est au cœur de la procédure.
Les clients peuvent rapporter les produits concernés à leur point de vente ou les détruire. Un remboursement est prévu et un numéro de contact figure sur la fiche : 06 08 26 57 55. Pour éviter une confusion entre plusieurs références, il est utile de relever le code-barres et la DDM avant toute démarche.
L’identification précise est également essentielle pour les rappels de conserves de thon de marque U, où seuls certains lots sont concernés. Pour La Drosera Gourmande, la particularité est que « tous les lots » sont visés à l’intérieur des plages de durabilité renseignées pour chacune des quatorze références.



