Un festival de films et de discussions dans les territoires
Organisé par le Comité français pour la solidarité internationale (CFSI), ALIMENTERRE propose des projections suivies de discussions avec des associations, des agriculteurs, des chercheurs ou des acteurs locaux. L’édition 2026 est la vingtième. Elle s’ouvre les 15 et 16 octobre par des rendez-vous simultanés dans plusieurs régions, à proximité de la Journée mondiale de l’alimentation.
Le programme comprend dix films qui abordent notamment l’eau, la pêche durable, les pesticides, l’accès à la terre, la place des femmes dans l’agriculture et les chaînes d’approvisionnement internationales. « Femmes des Terres » figure parmi les œuvres mises en avant lors des lancements régionaux. Le calendrier dépend de chaque territoire : toutes les œuvres ne sont pas projetées dans chaque commune.
Les séances se déroulent dans des cinémas, des établissements d’enseignement, des associations et différents lieux de débat. Le site du festival met à disposition une carte pour repérer les événements. Les horaires et les lieux dépendent des organisateurs locaux, et non du calendrier commercial des magasins bio.
Des relais concrets dans l’univers des magasins bio
Plusieurs sites de magasins Biocoop relaient les informations de l’édition 2026. Le magasin Biocoop De La Petite Prairie relaie à Bourgueil un ciné-débat autour du film « Au fil de l’eau » le 15 octobre à 20 h 30, au cinéma de l’Abbaye, 4 avenue Le Jouteux. Cette présence éditoriale ne signifie pas que toutes les boutiques du réseau accueillent elles-mêmes des projections : l’agenda local précise les rendez-vous proposés aux habitants.
La question de l’accès aux commerces bio se pose aussi dans des configurations urbaines variées. À Nancy, l’ouverture récente d’un magasin Biocoop rue Saint-Dizier a mis en avant le vrac et une offre de proximité. Le festival traite un autre volet de la relation à l’alimentation : comprendre d’où viennent les produits et comment sont organisées les filières.
Les consommateurs peuvent consulter les magasins Biocoop référencés en France pour repérer une enseigne proche, puis se référer à son agenda local et à la carte d’ALIMENTERRE pour connaître la nature exacte d’une rencontre. Les horaires d’ouverture commerciale et ceux d’une projection ne se confondent pas.
Des sujets qui concernent aussi la grande distribution généraliste
Les films et discussions ne s’adressent pas seulement aux acheteurs de produits biologiques. Prix des denrées, rémunération agricole, approvisionnement et saisonnalité concernent tous les circuits alimentaires. Les arbitrages entre petits calibres, exigences de présentation et débouchés commerciaux peuvent, par exemple, être rapprochés de l’opération consacrée aux pommes de petit calibre chez Intermarché, sans confondre une opération commerciale avec un débat documentaire.
Pour les distributeurs, rendre visibles les conditions de production peut soutenir la confiance du public. Mais une promesse de proximité ou de durabilité gagne à être accompagnée d’informations concrètes sur les fournisseurs, le calendrier des récoltes et les modes d’approvisionnement. Les échanges organisés par ALIMENTERRE offrent aux consommateurs l’occasion de poser ces questions dans un cadre qui dépasse le rayon.
Comment participer jusqu’au 30 novembre
La programmation est accessible à partir de la carte des événements publiée sur le site officiel. Les séances peuvent comporter une inscription, un prix d’entrée ou des modalités décidées par l’organisateur local. Une projection annoncée dans une région ne garantit donc pas une place disponible sans réservation.
Le festival se poursuit jusqu’au 30 novembre. Le public dispose ainsi de plusieurs semaines pour choisir une thématique et un lieu, plutôt que de limiter sa participation aux seuls rendez-vous inauguraux des 15 et 16 octobre. L’intérêt de cette édition réside dans la diversité des regards apportés aux façons de produire, distribuer et consommer.



