E.Leclerc reste le premier acteur du marché
Le classement présenté dans le rapport sénatorial consacré à l’entrepreneuriat sous enseigne place E.Leclerc en tête de la grande distribution alimentaire française avec 24,4 % de parts de marché. Carrefour suit à 21,2 %, devant Intermarché à 17,6 %.
La Coopérative U représente 12,9 %, Auchan 8,4 % et Lidl 8,2 %. À eux seuls, ces six acteurs concentrent l’essentiel du marché alimentaire organisé en grandes enseignes, ce qui conduit le Sénat à parler d’un secteur dominé par un oligopole.
Un classement qui éclaire la bataille commerciale
La part de marché mesure le poids d’une enseigne dans les ventes du secteur, mais elle ne dit pas à elle seule pourquoi les clients choisissent un magasin. Le prix, la proximité, la taille du réseau, le drive, l’offre de marques propres ou encore la qualité des rayons frais participent tous à la performance commerciale.
Le leadership d’E.Leclerc confirme néanmoins la force de son modèle dans un contexte où le pouvoir d’achat reste central. Carrefour conserve une position très importante grâce à la diversité de ses formats, tandis qu’Intermarché s’est renforcé dans un paysage bouleversé par les cessions et changements d’enseignes de ces dernières années.
Parts de marché et centrales d’achat : deux lectures différentes
Le poids d’une enseigne auprès des consommateurs ne doit pas être confondu avec son poids dans les négociations d’achat. Dans un autre rapport consacré aux marges de la grande distribution, le Sénat souligne le rôle des alliances de centrales d’achat nationales et européennes.
Le document cite notamment Concordis, autour de Carrefour et Coopérative U, à plus de 34 % lorsqu’on raisonne en puissance d’achat, et Aura Retail, autour d’Intermarché, Auchan et Casino, à plus de 29 %. E.Leclerc reste de son côté autour de 24 %. Ces regroupements modifient le rapport de force avec les industriels et les fournisseurs sans changer directement l’enseigne visible par le consommateur en magasin.
Ce que ces chiffres signifient pour les consommateurs
Un marché concentré peut intensifier la bataille sur les prix entre quelques acteurs majeurs, mais il peut aussi réduire le nombre de groupes capables de peser dans les négociations avec les fournisseurs. Pour le consommateur, la comparaison reste donc utile à l’échelle locale : l’enseigne nationale la plus puissante n’est pas nécessairement la moins chère sur chaque produit ni la plus pratique dans chaque ville.
Ces parts de marché constituent surtout une photographie du rapport de forces en 2026. Les changements de réseaux, les ouvertures de magasins, les conversions d’enseignes et l’évolution des habitudes de courses peuvent encore faire bouger le classement dans les prochains mois.
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